De l'enregistrement Hypersensible
Paroles
T’as remarqué ?
Les gens qui parlent le plus…
C’est souvent ceux qui vivent le moins.
Pendant qu’ils commentent nos vies…
La leur avance pas.
Toujours les mêmes regards de travers
Toujours les mêmes langues de vipères
Ça critique ma façon d’aimer
Ma façon d’parler, de respirer
Ça donne des règles, ça donne des avis
Comme s’ils payaient nos insomnies
Mais ceux qui jugent à longueur de temps
Cachent souvent leurs propres tourments
J’ai trop changé pour rassurer les gens
Trop fermé ma bouche pendant trop longtemps
Maintenant c’est fini tout ça
On va vivre comme on veut voilà
Dites c’que vous voulez
Parlez si ça vous soulage
Moi j’vis plus en silence
Moi j’sors enfin d’la cage
On vous doit rien du tout
Ni nos rêves ni nos choix
Si notre liberté dérange
Bah regardez ailleurs que nous
J’vais plus m’excuser d’être moi
J’vais plus baisser les bras
Parlez encore si ça vous chante
Nous on avance… et puis voilà
Ça invente des vies derrière les écrans
Ça joue les parfaits tout le temps
Mais les plus bruyants dans leurs discours
Sont souvent les plus seuls autour
J’ai porté des sourires en carton
Pour éviter les discussions
Mais à vouloir plaire à tout prix
J’me suis oubliée moi aussi
On a perdu trop d’années à se taire
À faire semblant pour pas déplaire
Maintenant c’est terminé
On va plus se laisser juger
Dites c’que vous voulez
Parlez si ça vous soulage
Moi j’vis plus en silence
Moi j’sors enfin d’la cage
On vous doit rien du tout
Ni nos rêves ni nos choix
Si notre liberté dérange
Bah regardez ailleurs que nous
J’vais plus m’excuser d’être moi
J’vais plus baisser les bras
Parlez encore si ça vous chante
Nous on avance… et puis voilà
J’ai plus peur des regards
Ni des phrases qu’on balance
J’vais vivre sans permission
Sans demander leur confiance
Et si ça dérange tant mieux
On n’est plus faits pour leurs jeux
Dites c’que vous voulez
Criez-le fort si ça vous calme
Moi j’respire enfin
Moi j’retrouve enfin mon âme
On rentrera plus jamais
Dans vos cases et vos lois
Et ceux qui nous aiment vraiment…
Restent là
Les autres… tant pis pour eux

